Après réflexion, je n’écrirai rien sur l’occupation puis la fermeture inopinées de Sciences Po. Je n’écrirai pas sur le fameux “nous ne voulons pas de la méritocratie républicaine” inscrit sur le tract de SUD-étudiants. Je n’écrirai pas sur le vide des idées, pour une fois.
Je n’ai pas très envie d’écrire, là. A l’heure où les festifs-citoyens-postsoixantehuitards-baiseurs-invertis-issus-des-minorités prennent le pas; à l’heure où le monde bien-pensant tout entier s’indigne de ce que notre pauvre Pontife soit un monstre sanguinaire; à l’heure où le monde ne tourne plus rond – je ne trouve pas d’énergie. J’ai presque envie d’arrêter de militer.
J’ai la nausée. Peut-être devrais-je me priver, un temps, de ma dose quotidienne de réalité chez François, Charles et les autres.
La modernité est fichtrement dangereuse, somme toute, parce qu’elle submerge d’absurde à un tel point qu’il est nécessairement un moment où l’on se sent désespéré, largué, tellement hors de tout qu’on finit par se demander si ce n’est pas nous qui sommes timbrés.
Bref. L’été finira bien par pointer le bout de son nez, de même que le moment où je me résoudrai à quitter cette France jadis jolie qu’ils ont transformée en bordel à ciel ouvert. Pour des contrées plus amènes et vierges de toute corruption idéologique venue d’occident.
Ou peut-être la Révolution tant attendue pointera-t-elle le bout de son nez.
Si oui, j’y prendrai part.
2 commentaires
mars 25, 2009 à 8:22
Et où donc iras-tu, cher révolutionnaire sans terre ?
Chez Poutine ? Ou bien en Chine ?
Ce serait rigolo, d’une certaine façon.
avril 1, 2009 à 10:52
Hahaha ! S’ils ne veulent pas de la méritocratie républicaine, ils auront la discrimination positive. C’est bien parti pour, d’ailleurs. Sauf qu’ils l’auront dans le cul, car les places et les postes leur passeront alors sous le nez. Mais il sera trop tard pour chouiner…