02
juin
09

Débranchez-vous.

De retour d’un week-end dans la Vallée de la Loire.

Je n’ai qu’un conseil à donner : déconnectez-vous de temps en temps. C’est une question de survie. Laissez tomber la vie en ville, voyagez à travers notre belle province (possiblement en train Corail – si, si, on y rencontre encore des personnes délicieuses et tout plein de bonnes soeurs).

Parcourez la campagne, disais-je, marchez dans les champs, faites du vélo, achetez du bon pain dans une boulangerie traditionnelle (suivez mon regard).

Surtout, profitez-en pour réviser votre Histoire de France. Un château de la Loire, ça a quand même de la gueule. La fleur de lys est jolie et la couleur bleue qui l’accompagne reposante. Réapprenez votre généalogie des rois de France. Sirotez un sirop de citron à la terrasse du petit café de la gare. En bref, plongez-vous dans la France éternelle le pays réel, celui de nos ancêtres. Admirez les innombrables monuments élevés à la gloire du Seigneur. L’homme moderne veut les détruire en les vidant de leur sens.

Tant qu’il y aura des français dans l’âme et dans le sang, cela ne se passera pas.

27
avr
09

A lire

Absolument.

C’est .

26
avr
09

Rentrez dans vos tentes, Athènes!

Disraëli me pardonne.

Juste une petite note en passant, le contenu est à développer.

Que la gauche et les facho-antiracistes appellent de leurs voeux le droit de vote pour les non-citoyens est une aberration au point de vue logique. La citoyenneté est par essence discriminante, puisqu’elle établit une différenciation entre des personnes qui jouissent de droits civils, civiques et politiques – les citoyens d’un Etat, nommément – et les autres.

Que les étrangers (au sens de non-citoyens) votent, cela signifie l’abolition pure et simple de la notion de citoyenneté, inventée à Athènes il y a plus de vingt siècles.

Ite, missa est.

 

ICI pour la définition du Littré du mot “citoyen”.

23
avr
09

La responsabilité

Ces derniers jours, les Forces du Bien se sont déchaînées.

Une vidéo d’aggression ultraviolente, tournée par les dispositifs de surveillance d’un bus de nuit il y a quelques mois, a relancé le débat - je note au passage que nous vivons dans une société de l’éternelle discussion où l’on cause de tout sans avoir, la plupart du temps, la moindre compétence sur le sujet qu’on prétend analyser – sur la sécurité dans les transports en commun.

Parallèlement à cela, la victime du lynchage s’émeut de ce que le film ait été récupéré par des fascistes de mon acabit criant haro et dénonçant l’énième attaque antifrançaise. Passons sur le fait que le bonhomme, lâche au possible et qui est entre autres choses un de mes cons-disciples, mériterait pour son masochisme d’avoir été battu jusqu’à ce que coma s’ensuive. Concentrons-nous plutôt sur le suc de la question, laquelle s’articule à mon sens en deux temps :

C’est un policier qui a publié l’enregistrement incriminé pour montrer à ses amis et concitoyens les conditions de travail des forces de l’odre en France aujourd’hui. Dostoïevski disait que c’est en observant la population carcérale d’une nation qu’on prend acte de son niveau civilisationnel. Force est de constater que le nôtre est tombé assez bas. Au-delà de ça, il faut remarquer deux choses. Je vous accorde que le policier n’était pas dans son droit lorsqu’il a choisi de rendre publique une pièce utilisée par la justice ; cependant je crois que s’il avait publié la vidéo après que l’affaire ait été jugée la réaction eût été la même, c’est-à-dire l’accusation du messager, de celui qui essaie de se faire porteur de vérité en se moquant du politiquement correct. C’est un schéma qui ne date pas d’hier : dans la Grèce antique déjà on tuait les porteurs de mauvaises nouvelles. En fait, dans notre système politique, il ne faut surtout pas dire le vrai ni faire partie des justes sous peine d’être immédiatement mis au ban, voire d’être sanctionné. C’est en vertu de ce principe duquel on pourrait tirer un théorème que la droite nationale est stigmatisée depuis plus de trente ans lorsqu’elle dénonce les méfaits de l’immigration extra-européenne de masse. Tout va mal en somme, mais il ne faut surtout pas le dire, il faut se bercer dans l’illusion d’un monde pacifié. C’est, je le crois, la prérogative des émasculés de gauche de vouloir maquiller la réalité plutôt que de l’affronter.

Remarquons ensuite qu’en tergiversant ainsi sur l’hypothétique faute – et même, horreur, sur l’hypothétique racisme – du pauvre membre de la maréchaussée on oublie l’aspect réel de cette histoire: la responsabilité. En effet, dans un Etat de droit, ni une ni deux les zoulous qui ont perpétré cette odieuse attaque se seraient retrouvés devant un tribunal – qui rappelons-le rend la justice et dit le droit au nom du Peuple français ! -, auraient été jugés et conséquemment condamnés. Mais pas chez nous, pas en Absurdistan français. Car voyez-vous, les zoulous en question ont des circonstances atténuantes telles que même l’aggressé ne trouve rien de mieux à faire que de les absoudre, voire de dire que les vraies victimes, ce sont les bourreaux. Le syndrôme de Stockholm dans toute sa splendeur : évidemment ces pauvres jeunes sont allogènes, évidemment les méchants FDS racistes les discriminent, évidemment ils ont grandi dans un “milieu social défavorisé” (copyright G. Orwell, racheté par la Halde), évidemment ils sont innocents. Et puis finalement, le passage à tabac n’était pas si grave, non? Si même le machiniste n’a pratiquement pas bronché (“Arrêtez, c’est bon”, disait-il comme s’il s’adressait à trois petits angelots en train de se disputer le dernier petit beurre du goûter).

Dans un Etat de droit, disais-je, on eût fermement condamné le geste de ces moules à gaufres, ils eussent été placés dans quelques centre de ré-éducation puis peut-être, et j’insiste sur le peut-être, auraient-ils pu mener une vie normale et honnête.

En condamnant les mauvaises personnes, en se flagellant continuellement, en incitant à la lâcheté et en préférant le non-dit à l’éclat un peu douloureux de la vérité, la France a choisi son camp : celui d’Etat où la tolérance est érigée en divinité païenne à idolâtrer, où le Bien et le Mal n’existent pas car par essence discriminants.

L’odieuse vidéo est visible en cherchant bien sur le net. Je vous conseille de passer par chez François pour une analyse un peu plus poussée des faits.

23
avr
09

à lire

C’est .

Ca vaut son pesant de cacahuètes, vraiment ; d’ailleurs tout ce que fait le CGB est absolument fantastique.

24
mar
09

Divers

Après réflexion, je n’écrirai rien sur l’occupation puis la fermeture inopinées de Sciences Po. Je n’écrirai pas sur le fameux “nous ne voulons pas de la méritocratie républicaine” inscrit sur le tract de SUD-étudiants. Je n’écrirai pas sur le vide des idées, pour une fois.

Je n’ai pas très envie d’écrire, là. A l’heure où les festifs-citoyens-postsoixantehuitards-baiseurs-invertis-issus-des-minorités prennent le pas; à l’heure où le monde bien-pensant tout entier s’indigne de ce que notre pauvre Pontife soit un monstre sanguinaire; à l’heure où le monde ne tourne plus rond – je ne trouve pas d’énergie. J’ai presque envie d’arrêter de militer.

J’ai la nausée. Peut-être devrais-je me priver, un temps, de ma dose quotidienne de réalité chez François, Charles et les autres.

La modernité est fichtrement dangereuse, somme toute, parce qu’elle submerge d’absurde à un tel point qu’il est nécessairement un moment où l’on se sent désespéré, largué, tellement hors de tout qu’on finit par se demander si ce n’est pas nous qui sommes timbrés.

Bref. L’été finira bien par pointer le bout de son nez, de même que le moment où je me résoudrai à quitter cette France jadis jolie qu’ils ont transformée en bordel à ciel ouvert. Pour des contrées plus amènes et vierges de toute corruption idéologique venue d’occident.

Ou peut-être la Révolution tant attendue pointera-t-elle le bout de son nez.

Si oui, j’y prendrai part.

17
mar
09

Des p’tits trous, des p’tits trous, toujours des petits trous… Du cul!

Ce soir, blitzkrieg dans les locaux de ma fac. Pardon, de ma “Grande Ecole”.

Un cours a été interrompu, une banderole pendue aux fenêtres du 1er étage. La police rapplique et en moins de deux, le bâtiment est bloqué.

Oh, pas grand chose, une heure ou deux. Mais les intentions belliqueuses sont claires; il est insupportable pour les défenseurs de l’égalité à tout prix que des étudiants aient librement choisi de ne pas rejoindre massivement le très légitime mouvement de contestation du supérieur.

Petite perle tirée du tract: “nous ne voulons pas de la méritocratie républicaine”.

Il y aurait de quoi rire, si cela ne donnait pas envie de pleurer.

J’y renviendrai dans un post ultérieur, c’est promis.a7e90cbe7307afa82af1f23118150da1

14
mar
09

Non, il n’y a pas que des crétins à l’EHESS

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Je suis un universitaire. Mais pas un obscur doctorant en Lettres et encore moins un thésard prétentieux qui pourtant fait une faute tous les trois mots.

Je suis un étudiant tout simple.

Mon statut d’étudiant tout simple ne faisant pas partie de la catégorie désormais majotitaire des incroyants m’a poussé à participer à une conférence-débat qui s’est tenue jeudi dernier dans la fac d’un de mes amis, l’Institut Catholique de Paris, l’un des endroits les plus prestigieux au monde pour l’enseignement de la Théologie avec Louvain.

Thème de la “rencontre”: Démocratie et Religions. Tout un programme.

Sachant que je ne suis pas vraiment un démocrate j’ai craint que les deux heures à venir ne fussent d’un ennui mortel.

En fait, pas du tout. Le conférencier était Marcel Gauchet, directeur d’études à l’EHESS. Gauchet ne possède aucun des titres de l’intellectuel français patenté: il n’est pas passé pas Sciences Po, il n’est pas docteur, ni agrégé, ni normalien. Bref, un type qui est arrivé à la gloire académique seulement à la force de son brillant esprit et d’une formulation pour le moins intéressante des choses. je vous conseille assez vivement ses livres, en particulier La démocratie contre elle-même.

Cette introduction n’est qu’un prétexte pour parler de la famille dans la société occidentale “moderne”.

Selon Gauchet la société traditionnelle  était organisée en réponse à quatre principes fondamentaux, parmi lesquels le principe de hiérarchie qui nous intéresse particulièrement. La hiérarchie est une hiérarchie sociale, en ce que chacun possède une place et une fonction dans la communauté, laquelle intègre sans aucun problème les rapports supérieur/inférieur, puisque la vie humaine n’est qu’un long moment d’adoration et de soumission à la supériorité divine. On se soumet à Dieu et aux hommes que la Providence a placés au-dessus de nous. C’est ainsi, et c’est très bien.

La famille aussi est structurée selon le principe de hiérarchie: les aînés dominent les cadets et les hommes dominent les femmes. Or, la famille elle-même est un des éléments porteurs de la société; un équilibre s’établit.

Qui plus est le principe de hiérarchie porte en lui l’idée d’autorité naturelle  (ou transcendante dans le cas de l’autorité divine). La société moderne invalide, annule l’autorité en détruisant les hiérarchies au profit de l’égalité, principe fallacieux et surtout mal compris par les occidentaux post-révolutionnaires. L’ordre naturel des choses en est subverti et par conséquent la famille, par excellence lieu de la reproduction des modèles sociaux, éclate.

La communauté des hommes n’en est plus une. Nous sommes devenus une somme d’individus auxquels tout est permis. Il faut jouir sans entrave, il faut s’affirmer, renier les schémas qui ont porté la civilisation occidentale durant deux millénaires. Il faut s’affranchir de tout semblant d’ordre social. C’est ainsi que les couples homosexuels ont logiquement un droit à la reconnaissance, un droit à l’adoption: nous sommes tous égaux. Devant qui, devant quoi, ça reste à déterminer. Tous égaux devant le néant civilisationnel du XXIe siècle.

Je m’interroge sur la responsabilité du Christianisme dans le processus absolument impropre de sacralisation de l’individu moderne. La Vie est sacrée, d’accord – mais cette sacralité a conduit par abus de langage à la divinisation de l’individu et de ses envies/besoins/caprices. La sacralité individuelle à mon sens est caduque et n’existe que pour certains sombres crétins type-BHL.

Le fin du respect du principe de hiérarchie vient selon Gauchet de la Sortie de religion, c’est-à-dire la fin de la religiosité en tant que phénomène sociologique. La transmission et la pratique des valeurs chrétiennes se faisait par habitude ou par conformisme dans la société traditionnelle. La Sortie de religion nullifie le besoin de passer le témoin aux générations successives. Gauchet ne s’en inquiète pas et assène que ceux qui restent croyants et pratiquent sont ceux qui ont toujours été de vrais fidèles possédant la Foi. Les autres – ceux qui sont sortis de le religion – n’ont de toute façon jamais cru en rien et ne faisaient que se conformer aux usages sociaux.

Il n’empêche que cela servait de colle à la communauté. Ne parlons pas de l’immigration extra-européenne qui a bouleversé les équilibres.

Quant à moi, je m’interroge sur la place de Vatican II dans ce processus. L’invalidation du dogme de la Royauté sociale du Christ me paraît notamment avoir accéleré la fin de la religiosité sociologique qui a été le propre de l’Occident pendant des siècles.

13
mar
09

O tempora, o mores!

 

Je suis nul pour les titres, je sais.

De toute façon ce n’est pas un vrai article que celui-ci. Je viens de tomber tout à fait par hasard sur des vidéos expliquant le “choix” de Martine Aubry de créer des plages horaires spécialement réservées au femmes musulmanes à la piscine de Lille-Sud.

 

S’imposent trois constats:

A. Aubry prétend avoir édicté l’ordonnance pour que les femmes musulmanes puissent s’émanciper en discutant dans l’enceinte de la piscine communale. Passons sur le fait qu’une infrastructure sportive (payée par le contribuable) n’est pas le café ni le gynécée de la Grande Mosquée et n’a donc pas vocation à être lieu de discussion. Passons, disais-je, sur la rhétorique débilo-socialo-IUFMarde de l’espace de socialisation. Dire qu’on accepte la ségrégation – si quelqu’un possède une meilleure définition, qu’il me la donne – des femmes pour mieux en garantir l’émancipation, c’est quand même le sommet du non-sens, l’anéantissement de la logique.

B. Aubry et les femmes socialistes (pas toutes, encore heureux, mais on n’entend parler que de l’oie et de la dinde) se réclament d’un certain féminisme. Merveilleux! Si elles ont des problèmes de frustration sexuelle latents (ou même patents, parfois) ça les regarde. Personnellement, je m’en tape. Mais qu’elles conservent un minimum de cohérence: si on défend l’idée que la femme est en tous points égale à l’homme, alors on ne saurait accepter, au nom d’une certaine forme de mollesse culturelle, je dirais presque de condescendence, on ne saurait accepter (il est tard, pardonnez la syntaxe brouillonne) que l’homme prévale sur la femme

a. en lui dictant sa conduite (tu ne te montreras pas aux autres hommes, par définition porcs lubriques - ce qui en soi est un élément d’autoaccusation et révèle la superficialité de l’Islam “des banlieues”) 

et

b. en lui interdisant précisément de faire certaines choses que les hommes, eux, peuvent faire tranquillement (e.g. aller à la piscine reluquer les minettes).

C’est absolument contradictoire avec la position pseudoféministe qu’Aubry prétend adopter. Qui plus est, remarquez que si jamais un traditionaliste Catholique ose ne serait-ce qu’avancer la thèse que la femme doit aller à la messe en jupe longue et non en pantalon, il sera immédiatement qualifié de rétrograde, réactionnaire voire même fachich’, monstre machiste, néanderthalien et autres aménités.

C. Enfin sans vouloir sembler naïf je me pose la question de plus en plus souvent ces derniers temps: ces gens-là (indifférenciation = mépris, je ne suis pas subtil ce soir) ont-ils seulement conscience du travail de sape qu’ils sont en train d’effectuer pour le compte de quelques crétins qui n’ont absolument rien compris à leur propre forme de spiritualité? L’Occident a mis grosso modo vingt-cinq siècles à se construire. Et une idiote se permet de cracher à la figure de tous ceux – y compris les républicains qui sont censés peser d’un poids certain dans son héritage prétendument socialiste - qui ont sué et saigné pour permettre à nos mères, soeurs et filles de vivre dans une société mixte?

Le républicanisme que les socialistes idolâtrent  avec tout son bagage d’universel mal digéré ne signifie-t-il pas aussi laïcité (quelle blague)? Quel est le prochain pas? Rétablir l’enseignement séparé? Promouvoir le port universel du voile pour favoriser l’intégration des allogènes voilées (si tout le monde le portait, il n’existerait plus de problème! Non? Les socialos sont bien capables de nous pondre quelque chose de cet acabit).

Bref. Un peu confus tout ça mais le coeur y est. Laissons ces gens-là se prendre les pieds dans le tapis (oriental) de leurs propres contradictions. Le vrai problème pour les gens de bien étant que la modernité a tué le sens des mots.

Prions pour le Salut de la France.

12
mar
09

En attendant Godot

Je vous promets un post demain ou samedi. Aujourd’hui, conférence assez intéressante à l’Institut Catholique de Paris.
Il sera question de tout plein de sujets qui fâchent (les autres).